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samedi, 19 mai 2012

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Législatives, nouveau gouvernement, échec des négociations avec le PS, cynisme du FN : quelques commentaires et remarques...

affiche-officielle.jpgAprès avoir déposé ma candidature en préfecture mercredi dernier, me voilà officiellement candidat pour le Front de Gauche dans la 8e circonscription de Paris qui se trouve essentiellement dans le 12e arrondissement, dont je suis un élu municipal depuis 2001 et une partie du 20e arrondissement. Cette circonscription nouvellement découpée a attiré beaucoup de candidats. Nous détenons en effet le record au niveau parisien avec 23 candidats différents ! Il y en avait déjà 20 en 2007. Pourquoi une telle affluence ? Je l’ignore. Sans doute, beaucoup à droite considèrent que dans la mesure où il n’y a pas de leader inconsteté de la droite, même si le candidat officiel de l'UMP se nomme Charles Beigbeder, il y a un « coup » à jouer pour se faire connaitre en vue des municipales de 2014. D’ores et déjà, ils sont au moins trois à se réclamer de l’ancienne majorité sarkozyste et trois centristes, si j’ai bien observé. Il est même possible qu'il y en ait d'autres.

 

Le tirage au sort des panneaux a eu lieu ce soir et me voilà titulaire du panneau n° 13. N’étant pas superstitieux, je prends ce chiffre avec amusement. Je suis même persuadé qu’il me portera chance.

 

Je vous présenterai prochainement la façon dont j’entends mener campagne et les différentes initiatives et réunions que nous allons organiser. Nous irons à la rencontre des citoyens par des réunions organisées dans les principaux quartiers et j’ai aussi proposé aux deux candidats dans les partis sont arrivés devant le Front de Gauche lors de l’élection présidentielle, c'est-à-dire le PS et l’UMP, un débat public. Dans la mesure où nous sommes arrivées en troisième position, j’ai jugé que c’était la proposition la plus pertinente. Cela ne signifie en rien un dédain pour les autres formations, notamment celles de gauche à qui je souhaite bonne chance. Je ferai dans la semaine le point sur cette proposition qui a déjà eu un écho dans la presse. Ma campagne est déjà bien engagée avec une équipe enthousiaste qui diffuse et colle des affiches avec sérieux. Beaucoup de gens que je rencontre me font aussi savoir qu’ils nous soutiennent. Ils sont heureux de voir que le Front de gauche continue. C’est encourageant.

 

En attendant, quelques mots sur le nouveau gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Il sera beien évidemment jugé sur ses actes. Mais, dans sa construction, il est conforme à la ligne politique proposée durant la campagne par François Hollande. Ceux qui sont en cohérence avec sa ligne politique occupent les principaux postes. C’est particulièrement le cas avec Pierre Moscovici aux Ministère de l économie et des finances, Jérome Cahuzac au Budget, Michel Sapin au Ministère du Travail, emploi et dialogue social et Manuel Valls au Ministère de l’intérieur ainsi que Marisol Touraine aux Ministère des Affaires sociales et de la santé. Chacune de ses personnes sont connues depuis longtemps pour leurs engagements dans ce que l’on peut nommer simplement la traditionnelle « droite » du PS.

 

holla_ne.jpgContrairement à ce que la presse a parfois affirmé de façon superficielle, je ne considère pas que ce gouvernement est un équilibre de tous les courants du mouvement socialiste. Les représentants de la « gauche » du PS, se voient confier des postes qui pèseront peu d’après moi sur les choix fondamentaux de son action. Je pense notamment à mon ami Benoit Hamon (Economie sociale et solidaire)  jusque là porte parole du PS, et à Alain Vidalies (Relations avec le parlement) qui se voient confier des postes qui ne sont pas, selon moi, conformes à leurs réels poids politiques lors du dernier congrès du PS. Deux sur trente-quatre Ministres, c’est assez maigre. Enfin, je ne comprends pas exactement de quels moyens concrêts va disposer Arnaud Montebourg dans un Ministère du Redressement productif ( ?) dont je dirai que les contours et les moyens d’action me semblent assez flous afin de rester gentil envers lui.

 

La composition de ce gouvernement est donc la marque de l’évolution profonde du Parti socialiste radicalement bouleversé depuis la mise en place du système des primaires pour désigner le candidat à l’élection présidentielle. Il est désormais possible d’être majoritaire dans ce parti lors d’un congrès et ensuite être ramené à la portion congrue lors de la composition du gouvernement. A quoi bon défendre des positions au sein du Parti si par la suite, cela n’aura que peu de conséquences sur l’exercice du pouvoir ? En un mot, à quoi sert le parti si ce n’est comme simple lieu de désignation des candidats aux élections législatives ? A mes yeux, cela confirme une nouvelle fois, la nécessité de construire un Front de gauche autonome et conquérant. Je confesse enfin néanmoins que j’ai vu avec plaisir la nomination de Delphine Batho, sur laquelle s'acharne sottement les Guignols de l'info, pour qui j’ai toujours eu le plus grand respect militant, malgré les nombreux désaccords politiques.

 

Je n’en dis pas plus. Très vite, les dossiers lourds vont mettre ce gouvernement à rude épreuve. Je leur souhaite bon vent mais je sais que nous allons vers la tempête. Je répète que c’est à la lumière de leurs actes que nous jugerons. Par honnêteté, je refuse toutefois d'entretenir la moindre illusion naïve. Au contraire, restons vigilants et mobilisés. La nécessité de députés Front de Gauche qui voient clairs pour défendre l’exigence d’un autre partage des richesses me semble d’une actualité encore plus brûlante. Il faut refuser la rigueur budgétaire sans quoi aucune politique de relance économique n’est possible. Le reste ne serait que cosmétique.

 

Pour faire le point sur les négociations que nous avons proposé au PS à propos des circonscriptions où le risque existe qu’il n’y ait plus de candidat de gauche au second tour, je donne la parole à mon camarade du PG Eric Coquerel, en charge de ce dossier. Très remontée contre le PG, Martine Aubry semble vouloir nous faire porter publiuement la responsabilité de cet échec. Eric Coquerel explique bien dans une note intitulée « Histoire d’un échec » pour quelles raisons ces négociations ont échoué. « La négociation pour trouver un accord sur les circonscriptions dites à “risque FN” a échoué. Nous le regrettons profondément pour avoir été les initiateurs de cette tentative

 

eric-coquerel-008.jpgEn novembre dernier,  le Parti de Gauche a en effet été le premier à proposer cette discussion. Le Parti socialiste l’avait alors refusée au prétexte qu’elle était conditionnée par un engagement à faire partie de la future majorité politique de François Hollande. Nous avons malgré tout ensuite sans cesse renouvelé cette proposition. Nous considérions en effet qu’aucune condition ne se justifiait dans un combat de ce type. Finalement, après que Jean-Luc Mélenchon lui-même a réitéré notre volonté le 24 avril, François Hollande donnait son accord.

 

Nous doutons aujourd’hui que la direction et les négociateurs du PS aient eu réellement la volonté de le concrétiser avec le Front de Gauche et plus particulièrement le PG. Malgré différentes propositions avancées par le Parti de Gauche, le Parti Socialiste trouvait toujours une bonne raison pour refuser. Et ce malgré une dernière tentative commune du FDG ce mardi qui intégrait la répartition de circonscriptions voulues par le PS. De son côté EELV a surtout essayé de compenser les dissidences socialistes contre leurs candidats par des retraits de candidats du Front de Gauche.

 

Nos efforts auront été vains. Manifestement le PS, avec l’appui d’Europe Ecologie-Les Verts, fait passer sa volonté d’être seul majoritaire à l’assemblée nationale avant toute autre considérant. Il se lance du coup dans des comptes d’apothicaire qui empêchent toute négociation sérieuse avec une force qui, faut-il le rappeler, est la 2ème de la gauche à l’issue des Présidentielles et a permis l’élection de François Hollande. La direction socialiste a tort : en juin prochain il faudra avant tout qu’il y ait plus de députés de gauche que de droite à l’assemblée ce qui suppose que tous les électeurs de gauche aient à coeur de se mobiliser au 2ème tour pour le candidat de gauche le mieux placé. Le bouclier anti-droites que nous proposions était une bonne solution pour cela. C’est une occasion ratée.

 

Malgré tout, le Parti de Gauche sait faire prévaloir l’intérêt général dès lors que le risque FN est trop fort. C’est pourquoi nous avons décidé de montrer que le rassemblement à gauche était possible en nous retirant unilatéralement de deux circonscriptions particulièrement critiques : la 1ère de l’Aube et la 7ème de Moselle. Nous faisons ce geste sans aucune contrepartie, comme notre appel à battre Nicolas Sarkozy entre les deux tours. Partout ailleurs, soit dans 103 circonscriptions, nos candidats et candidates partiront de façon autonome sous les couleurs du Front de Gauche. »

 

Voilà. Un dernier mot à propos du FN et une pensée particulière pour la campagne menée par Jean-Luc Mélenchon dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. J’ai rédigé le communiqué qui suit en réaction au spectacle ridicule offert aujourd’hui par le parti d’extrême droite.

 

« Si le ridicule devait tuer, la direction du FN serait aujourd’hui décapitée. Il y a quelques jours, à l’annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, la direction du FN n’avait pas de mots assez durs pour dénoncer ce qu’elle qualifiait de « parachutage ». Ce faible argument cachait mal un réel affolement.

 

Tous les principaux dirigeants du FN, MM. Gilbert Collard, Bruno Gollnish, Mme Marion Le Pen, et beaucoup d’autres, se présentaient pourtant eux-mêmes dans des circonscriptions où ils ne militaient pas jusqu’à présent. Aujourd’hui, c’est désormais au tour de Florian Philippot, principal porte parole de Marine Le Pen, qui se présente dans la circonscription de Forbach. Cette décision a ouvert une telle crise dans le FN que le candidat prévu initialement se maintient et se voit immédiatement menacé par son parti qui prévoit même de le traîner en justice pour « détournement de fonds » afin de le faire plier.

 

Le cynisme et la brutalité des dirigeants du FN n’a décidemment aucune limite. Qui peut faire confiance à des gens pareils adeptes d’un tel double discours ? »

vendredi, 18 mai 2012

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M6 : émission au soir du premier tour de l'élection présidentielle

Le 22 avril dernier, au soir du premier tour de l'élection présidentielle, j'étais invité sur le plateau de M6 pour analyser les résultats. J'y suis confronté à Florian Philippot pour le FN, Guillaume Peltier pour l'UMP et au coté de Julien Dray qui représentait le PS.

Cette émission fut aussi l'occasion pour moi d'avoir quelques échanges avec Eric Zemmour à propos de la nature du Front national. J'espère avoir la possibilité de continuer cet échange avec lui sur un plateau Télé. je vous propose donc exceptionnellement un petit retour d'un mois en arrière qui donne un éclairage particulier sur les évènements récents.

J'interviens à partir de la 42e minute de l'émission jusqu'à la fin.

jeudi, 17 mai 2012

mai 12
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17 mai, Journée mondiale de lutte contre l'homophobie : l’Egalité n’attend plus !

17-mai-journee-mondiale-lutte-lhomophobie-L-LYeLOe.jpgComme candidat du Front de Gauche sur la 8ème circonscription de Paris aux législatives des 10 et 17 juin 2012, je m'engage à l'occasion de ce 17 mai, journée mondiale de lutte contre l'homophobie, en faveur de l'égalité des droits pour les personnes LGBT : lesbiennes, gays, bisexuel-le-s et transgenres.

 

Le programme du Front de Gauche « L'humain d'abord » propose un projet de République sociale, universaliste et émancipatrice, fondée sur l’intérêt général, la laïcité et l'égalité des droits pour tous les groupes discriminés par l'Etat ou par la société, dont les personnes LGBT. Le rapport 2012 de « SOS homophobie » relate une hausse de 5% des signalements d'homophobie et de transphobie sur l'année 2011 par rapport à 2010, et notamment de plus 36% concernant l'environnement professionnel. La crise sociale et économique et la mise ne concurrence de tous contre tous sur le marché du travail, aggravée par l’Europe austéritaire, est le terreau des idéologies du rejet de l’autre, au mépris des solidarités collectives. Dans ce contexte, le Front de Gauche est un rempart contre les positions réactionnaires, inégalitaires, patriarcales et homophobes que partagent sans complexe l’UMP et le FN. La défaite de Sarkozy, le 6 mai, a certes ouvert l’espoir d’une société d’égalité des droits mais avec quel contenu et quel calendrier ?

 

Elu député, je m'engage avec le Front de Gauche, de même que s’y est engagé Jean-Luc Mélenchon durant la campagne présidentielle, à faire voter une loi d'égalité des droits et de lutte contre toutes les discriminations, d'ici le 4 août 2012, date anniversaire de l’abolition des privilèges. Cette loi permettra notamment de garantir l'égalité réelle : liberté de déterminer son identité de genre à l'état civil, mariage pour tou-te-s, droits sociaux du Pacs, droits des couples étrangers et binationaux, asile, homoparentalités (ouverure de l'adoption par les couples homosexuels et de la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes ayant un projet parental), non discrimination systématique pour le don du sang, et en faveur de politiques actives contre les discriminations à l'école, au travail, dans l'accès au logement, dans l'espace public et sur Internet...

 

Avec le Front de Gauche, je m'engage à m'opposer aux politiques d'austérité, qu’elles soient « de droite » ou « de gauche » parce qu'elles rendent illusoire toute égalité réelle pour les LGBT. Il n'y aura pas d’avancées effectives sans engagement de l’Etat et des services publics. Autrement, comment lutter contre l’homophobie ou la transphobie à l'école ou au travail, sans en donner les moyens à l'Education et aux Inspections du travail, et sans défendre l’unité du Code du travail (la loi supérieure aux contrats) ? Quelles actions de santé sexuelle possibles, préventions et soins, sans allouer des moyens à la santé publique et sans abroger immédiatement les franchises médicales? Comment faire valoir ses droits sans moyens pour la Justice?

 

Au Front de Gauche, nous faisons le choix d'une autre politique, celle des « Jours heureux » pour toutes et tous!

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